Je me souviens du moment où mon colocataire écossais m'a montré un extrait de Gérard Depardieu dans Le Camion de Marguerite Duras de 1977, preuve de son attrait juvénile. En tant que femme née en France dans les années 1980, ma mémoire récente l'imaginait comme une figure plus imposante, encline aux débordements, au sens de l'excès – un trésor national : symbole d'un certain laisser-aller rabelaisien, d'une indulgence excessive envers les appétits de l'homme. .
Je ne mentirai pas et ne dirai pas que la dernière polémique sur Depardieu – les accusations de viol et d’agression sexuelle passées – a été un choc dans la maison de mes parents au nord de Paris, où je passe les journées tranquilles entre Noël et le nouvel an.
En effet, ni son comportement problématique, souvent ostensiblement sexiste, ni la ferveur de ses soutiens dans l’industrie n’ont surpri...
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